En route
Recherche-création en calligraphie botanique : Tracé, encre et papier du territoire
Graphies sauvages, en route à travers les territoires. Une exploration à long terme du geste calligraphique — leurs plantes, leurs encres, leurs papiers.
Territoires
Des grandes étapes confirmées pour 2026-2027 — et des escales à travers le Canada.
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Carte & contenu disponibles : Août 2026
Montréal est le point de départ — le territoire où la pratique s'est formée, testée et affinée au fil des saisons.
La flore sauvage du Québec offre une palette d'une richesse inattendue : solidage, sumac, prêle, écorce de bouleau, mousses boréales. Chaque plante impose sa propre logique au geste — sa résistance, sa souplesse . . .
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Carte & contenu disponibles : Septembre 2026
Le Pays Basque est un territoire de falaises et de montagnes qui plongent dans l'Atlantique — une lumière et une flore radicalement différentes de celles du Québec.
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Carte & contenu disponibles : Février 2027
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Carte & contenu disponibles : Mars 2027
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Carte & contenu disponibles : Avril 2027
Abano Terme est un territoire de plaine padouane, doux et fertile, traversé au printemps par une végétation de champs qui pousse entre les chemins de campagne et les jardins de famille.
C'est dans une maison de campagne que la pratique s'est déployée ici — au contact des plantes les plus humbles et les plus généreuses de la saison . . .
Escales
Entre les grandes étapes, je pars aussi à la découverte du Québec — un weekend, un village, une plante rencontrée en chemin. Ces escales sont annoncées au fil du mois, directement dans le Club de Cartes Botaniques et sur Instagram.
La philosophie du geste : Qui guide qui ?
Chaque plante écrit différemment. Une tige de lavande laisse un tracé fin et nerveux ; une racine de garance, quelque chose d'épais et d'opaque ; un champignon humide dessine comme une empreinte digitale.
Après plus de vingt-cinq ans de pratique graphique, j'ai progressivement abandonné l'outil manufacturé pour mettre la plante elle-même dans ma main. Le geste est alors produit par sa forme, sa résistance et sa texture. Ce que j'appelle calligraphie botanique, c'est cette négociation constante entre ma main et le vivant : un dialogue permanent pour déterminer qui guide qui.
Le projet et la géographie
Travaillant depuis Montréal avec la flore sauvage du Québec comme point de départ et de comparaison, je cherche à déployer ma pratique dans d'autres milieux géographiques pour étudier comment l'environnement — sa lumière, sa végétation, son climat, son sol — influence non seulement les plantes disponibles, mais le tracé lui-même : son rythme, sa qualité et sa matière.
La recherche se déploie sur trois axes indissociables, tous enracinés dans le territoire :
Les trois axes — Tracé · Encre · Papier
Le tracé (L'instrument)
Chaque plante laisse une empreinte unique sur le papier. Sa forme, sa texture et sa résistance produisent un trait que nulle autre ne peut imiter. La plante est l'instrument calligraphique.
L'encre (La couleur du sol)
Fleurs, racines, baies, écorces, champignons — chaque territoire produit sa propre palette pigmentaire. L'encre est extraite localement, macérée et testée ; ou sourcée auprès d'artisans et d'artistes du lieu qui travaillent ces matières. La couleur vient directement du sol.
Le papier (Le cycle)
Le support est artisanal, fabriqué à partir de fibres végétales locales — par mes mains ou par celles d'un papetier du territoire. Conçu avec l'intention de retourner à la terre, l'œuvre n'est pas un objet permanent : elle est un cycle.
L'archive et la trace
Les matériaux produits lors de chaque résidence — calligraphies, fiches botaniques de terrain, journaux de pigments, échantillons de papier — constituent une archive vivante et comparative entre les territoires. Chaque série devient ainsi une empreinte de lieu : non pas une représentation du paysage, mais une trace issue directement de lui.
Un positionnement radical
À l'heure où l'image numérique générée par intelligence artificielle uniformise les esthétiques mondiales, Graphies sauvages affirme une temporalité radicalement différente : la saison, le sol, la main.
C'est une pratique qui ne peut être ni accélérée, ni délocalisée, ni reproduite à l'identique — parce que chaque plante, dans chaque territoire, écrit différemment.